Somnanbulisme : les causes et les solutions possibles

30 Jun 2022

Lorsque l’on évoque le somnambulisme, il est difficile de ne pas visualiser une personne qui déambule dans son logement, les bras tendus devant elle. Mais la réalité peut être tout autre.

Vous marchez, parlez, faites des gestes pendant vos heures de sommeil, sans aucun souvenir de ces actes ? Vous êtes peut-être touché par ce trouble du sommeil. L’un de vos proches est somnambule ?

Pour bien appréhender cette situation, parfois délicate, nos experts font le tour du sujet. Causes, facteurs de risques, conséquences, solutions, découvrez tout ce qu’il faut savoir de la parasomnie.

Qu’est-ce que le somnambulisme ?

Aussi appelé parasomnie, le somnambulisme est un trouble du sommeil qui peut amener un individu à effectuer certaines actions pendant une phase de sommeil profond sans en avoir conscience. Le dormeur peut, par exemple, être amené à parler, s’asseoir sur son lit pendant la nuit ou à déambuler dans son logement tout en étant profondément endormi. Un somnambule n’est, toutefois, pas en mesure d’effectuer des tâches complexes, comme lire un livre ou chercher un objet.

Qui est concerné par la parasomnie ?

Même si le somnambulisme peut toucher n’importe quel individu, les scientifiques ont constaté que près de 20 % des enfants de 4 à 8 ans ont déjà vécu ce genre de situation. Dans ce cas précis, ce trouble du sommeil peut s’accompagner d’énurésie nocturne et laisser l’enfant totalement amnésique à son réveil.

Le somnambulisme peut aussi toucher les adultes (environ 2 à 3 % de la population). Il peut être lié à des terreurs nocturnes (cauchemars) et, dans ce cas de figure, permet au dormeur de conserver des souvenirs de ses actes.

Quelles sont les causes du somnambulisme ?

Elles peuvent être nombreuses et variées :

  • la cause psychologique

Chez l’adulte, la revue internationale Sleep estime que 59 % des somnambules souffrent en parallèle de dépression, de migraine ou d’insomnie.

  • la cause psychique

Ce trouble du sommeil peut également survenir à la suite d’un événement traumatique ou d’une période de stress et d’anxiété intense.

  • la cause génétique

80 % des patients atteints de somnambulisme auraient au moins un parent également concerné par la parasomnie, ce qui confirme le caractère héréditaire de cette pathologie.

Les différentes formes de somnambulisme

Il existe trois différentes formes de somnambulisme :

  • le somnambulisme simple

Il touche les enfants comme les adultes et reste la forme de parasomnie la plus répandue. Les crises durent 10 minutes au maximum, au cours desquelles les dormeurs effectuent des gestes simples sans sortir de leur cycle de sommeil (déambuler, rester assis sur son lit, etc.).

  • le somnambulisme à risque

Ce type de somnambulisme doit être surveillé avec soin car il peut être dangereux pour le dormeur et ses proches.

Les crises peuvent survenir plusieurs fois par semaine pendant le sommeil et impliquer des comportements complexes et dangereux pouvant aller jusqu’à un risque de suicide du somnambule.

  • le somnambulisme dissociatif

Cette forme de parasomnie concerne principalement les adultes et implique l’apparition de terreurs nocturnes. Le somnambule peut être amené à tenir des propos incohérents. Il semble parfois être sous hypnose.

Quelles solutions pour venir à bout des crises de somnambulisme ?

Pour remédier au somnambulisme, il existe des solutions à appliquer en fonction du type de crise. Ceci en sachant que le somnambulisme chez l’enfant est souvent passager.

Faire appel à un médecin spécialiste du sommeil

Si vous constatez que vous, ou l’un de vos proches, êtes touché par ce trouble du sommeil, nous vous recommandons de contacter un médecin spécialiste du sommeil afin d’évaluer la nature du trouble en question. Il sera en mesure d’en déterminer les causes et d’envisager un éventuel traitement pharmaceutique (benzodiazépines, barbituriques) ou psychologique (psychanalyse, hypnose) si nécessaire.

Notez cependant qu’à l’heure actuelle, aucun traitement contre le somnambulisme n’a démontré 100 % d’efficacité.

Modifier son hygiène de vie

Pour tenter d’enrayer les phénomènes de somnambulisme, il est également conseillé au dormeur de revoir son hygiène de vie, notamment d’améliorer la qualité de son sommeil lent profond, pour limiter ainsi le risque de crise.

Nos conseils pour limiter les épisodes de somnambulisme :

  • pratiquer des exercices de relaxation avant d’aller vous coucher ;
  • éviter de consulter vos écrans (téléphone, ordinateur, télévision) au moins une heure avant de s’endormir ;
  • ne pas consommer d’alcool ou de caféine avant de dormir ;
  • vous coucher et vous lever à heures fixes ;
  • consommer des médicaments pour dormir (somnifères) uniquement après avoir reçu l’avis d’un médecin ;
  • choisir un équipement de literie de qualité pour bien dormir, comme le matelas à mémoire de forme Emma.

Quels sont les bons gestes à adopter en cas de crise de somnambulisme ?

Voici les recommandations à appliquer en cas d’épisode de parasomnie :

  • Fermez bien les portes et les fenêtres de la chambre d’une personne somnambule ;
  • si vous faites face à une personne en crise, parlez-lui doucement et raccompagnez-la délicatement dans son lit ;
  • si votre enfant est somnambule, n’optez pas pour un lit superposé ou un lit mezzanine ;
  • tâchez de ne pas brusquer un somnambule en plein cauchemar : cela ne ferait qu’empirer la situation à son éveil.

 

Bon à savoir :

La légende dit qu’il ne faut pas réveiller un somnambule, sous peine de le voir s’écrouler sous nos yeux ou de lui déclencher une crise d’épilepsie…

Rassurez-vous ! C’est entièrement faux.

En revanche, le dormeur risque de se trouver dans un état confusionnel assez important, raison pour laquelle il est recommandé de le réveiller en douceur et de le raccompagner calmement dans sa chambre.

 

Nous espérons que ces quelques informations au sujet du somnambulisme vous aideront à mieux comprendre ce syndrome !