Qu’est ce que le sommeil paradoxal ?

02 Jun 2022

Notre nuit est composée de plusieurs phases de sommeil dont celle du sommeil paradoxal. Nous vous éclairons aujourd’hui sur ce sujet, pas toujours évident à cerner. Comment définir le sommeil paradoxal ? Quel est son rôle et quelle est sa durée ? Combien de fois survient-il pendant la nuit ? Après la lecture de notre article, tout sera plus clair pour vous !

Définition du sommeil paradoxal

Le sommeil, loin d’être linéaire, se compose donc de plusieurs cycles de sommeil distincts, s’alternant pendant la nuit.

  • Le sommeil lent léger : phase d’endormissement, état de somnolence durant un peu moins de 20 minutes en moyenne en début de nuit.
  • Le sommeil lent profond : c’est la phase de sommeil la plus lourde, d’où le dormeur a du mal à s’extraire. La température corporelle s’abaisse, la respiration et l’activité cérébrale également. C’est le moment le plus régénérateur physiquement parlant.
  • Le sommeil paradoxal : les ondes cérébrales sont activées, la chaleur corporelle et le rythme cardiaque remontent. C’est la période durant laquelle nous rêvons avec le plus d’intensité.

La phase de sommeil paradoxal est la plus étonnante. Durant cette période, le cerveau émet des ondes plus fortes, et nous sommes proches de l’éveil tout en restant endormis. C’est d’ailleurs pour cela que l’on parle de « sommeil paradoxal ».

Quelle est la durée du sommeil paradoxal ?

Le sommeil paradoxal survient environ toutes les 90 minutes et chaque cycle dure entre 1 heure 30 et 2 heures par nuit. Il se rallonge au fil de la nuit et représente au final 20 à 25 % du temps passé à dormir. Vous le vivez entre trois et cinq fois pendant la nuit, lorsque vous ne souffrez pas de troubles du sommeil (insomnies, apnées du sommeil, réveils nocturnes, etc.).

Stade de sommeil paradoxal : son rôle physiologique sur l’organisme

Si le sommeil paradoxal fascine autant, c’est qu’on ignore encore clairement toute l’étendue de son rôle sur notre organisme. Il semblerait toutefois qu’il soit indispensable pour bien dormir, et qu’il soit également la plus importante activité cérébrale nocturne. D’ailleurs, lorsque vous entrez en sommeil paradoxal, les tracés des encéphalogrammes deviennent irréguliers. La température du corps augmente de nouveau, les fluctuations cardiaques aussi et surviennent des mouvements oculaires rapides sous les paupières.

Ce stade de sommeil paradoxal permettrait notamment de consolider la mémorisation des événements vécus dans la journée, et participerait à la récupération émotionnelle.

Pendant ce cycle de sommeil, les rêves se font alors plus intenses. Ce sont ceux dont vous garderez une trace lors de votre réveil, car ils vous auront davantage marqué que les songes se déroulant durant les autres phases. En principe, si vous vous réveillez naturellement, c’est le sommeil paradoxal qui termine le cycle.

Si la phase « lente » répare l’organisme physique, la régénération mentale surviendrait pendant le sommeil paradoxal.

Une hypothèse nommée « théorie de la programmation génétique du comportement » stipule que le sommeil paradoxal favoriserait l’établissement des comportements innés. Elle pourrait être un moyen d’entraînement des émotions pour se préparer à passer à l’action.

Mais, si on ignore tout ce qu’il nous apporte sur le plan physiologique, on sait néanmoins qu’il occupe une place importante pour une bonne qualité de sommeil. En effet, l’absence de cet état pouvant être causée par l’alcool, les médicaments ou les somnifères peut générer des troubles émotionnels.

 

J’améliore ma qualité de sommeil grâce aux matelas Emma.

Rêves et sommeil paradoxal

Cette théorie de la programmation génétique du comportement induit que les rêves, de façon symbolique, seraient un effet miroir de l’activité et des conflits émotionnels ressentis. Ils seraient alors un moyen de vivre une redite des vécus émotionnels et de les assimiler afin d’en alléger l’intensité. Tout comme un enfant relira un conte de fées jusqu’à avoir intégré les angoisses liées aux peurs primitives du récit et être prêt à passer à autre chose.

Le sommeil paradoxal, c’est donc le moment idéal pour rêver et ceux-ci peuvent même être qualifiés d’autothérapeutiques. Pendant cette phase, les zones du contrôle actif de l’éveil sont désactivées. Nos sens nous permettent de sentir des odeurs, de voir des images, ou d’entendre des sons, mais cela se retransmet dans les songes de façon incohérente.

À savoir également que la propension à rêver n’est pas non plus linéaire : elle est plus ou moins dense au cours des différentes étapes d’une vie.

 

Si le sommeil profond est indispensable à la régénération physique, le sommeil paradoxal est quant à lui important à la réparation mentale et à l’assimilation des émotions. Il survient en moyenne 20 % à 25 % du temps de la nuit, et permet de faire des rêves visuels plus marquants.