Terreur nocturne : quels sont les symptômes et comment remédier à la situation ?

05 Sep 2022

Plus que de simples cauchemars, les terreurs nocturnes se traduisent par des crises parfois très impressionnantes pour l’entourage d’une personne atteinte de ce trouble. Pour les parents comme pour les proches d’un dormeur sujet à des terreurs nocturnes, il peut parfois s’avérer difficile de savoir comment réagir pour lui venir en aide. Voici quelques conseils d’expert pour vous aider à mieux comprendre ce trouble du sommeil et faire face à ces crises avec sang froid. 

Qu’est-ce qu’une terreur nocturne ?

Une terreur nocturne est considérée comme un trouble du sommeil de la catégorie des parasomnies (comme le somnambulisme) et touche le plus souvent les enfants entre 4 et 15 ans. 

Elle se traduit par des crises entraînant un comportement violent, où le sujet semble être éveillé, mais est en réalité profondément endormi. Celles-ci ne doivent pas être confondues avec des cauchemars basiques. Elles sont généralement associées à des symptômes physiques (gestes brusques, agitation, cris, crise de somnambulisme) et physiologiques (anxiété, peur, sueurs nocturnes et hausse du rythme cardiaque et respiratoire). 

Les crises de terreurs nocturnes se manifestent pendant la phase de sommeil profond, et non dans la phase de sommeil paradoxal des cycles du sommeil. Les personnes touchées par ce syndrome ont du mal à se réveiller pendant leur crise et ne gardent aucun souvenir de leur rêve. 

Bon à savoir : la terreur nocturne du bébé est un fait très rare. Quelques cas seulement ont été observés chez des bébés de moins de 18 mois, mais cela reste très marginal.

 

Terreur nocturne : quelles sont les causes ?

Aujourd’hui encore, il est très difficile de déterminer la cause des terreurs nocturnes. La science tend cependant à démontrer qu’un dysfonctionnement du système nerveux, et plus particulièrement du système d’éveil, est en cause. Toutefois, d’autres troubles médicaux de type maladies infectieuses, ou psychologiques peuvent également s’ajouter au développement de terreurs nocturnes.

Quelles sont les solutions pour lutter contre les terreurs nocturnes ?

Pour aider votre enfant ou votre proche à limiter l’apparition de ces crises, voici quelques conseils à appliquer : 

  • suivre une psychothérapie : les terreurs nocturnes sont souvent liées à un état psychologique et à un niveau de stress et d’anxiété élevé ;
  • améliorer les conditions d’endormissement : couchez et réveillez la personne à heures fixes pour tenter d’instaurer une hygiène de sommeil plus saine ;
  • diffusez des huiles essentielles de lavande, camomille ou bergamote dans la chambre à coucher avant de dormir. Cela peut favoriser l’endormissement et un sommeil apaisé ;
  • écoutez de la musique douce avant de dormir ;
  • évitez de manger trop de sucre le soir pour ne pas altérer la qualité du sommeil réparateur ; 
  • consultez un médecin : celui-ci sera en mesure de décider si la prise de médicaments pour dormir (somnifères) est nécessaire. 

Comment réagir face à une personne en proie à des terreurs nocturnes ?

Avant tout, si ce trouble concerne un enfant, il est essentiel pour les parents de conserver leur calme. Une crise de terreur nocturne chez un enfant peut être particulièrement éprouvante, notamment à cause du sentiment d’impuissance qu’elle induit chez ses parents. 

Si vous êtes confronté à une personne en crise, voici quelques conseils à suivre pour y faire face : 

  • n’essayez pas de réveiller le dormeur ;
  • assurez-vous de votre sécurité tout comme de la sienne : faites attention aux coups que l’enfant ou l’adulte pourrait donner pendant son cauchemar et préservez-le d’une chute éventuelle ; 
  • évitez de toucher la personne : même si elle semble éveillée, elle ne perçoit pas votre présence et la toucher pourrait, de ce fait, aggraver sévèrement son état d’angoisse ; 
  • une fois l’enfant ou l’adulte réveillé, restez près de lui quelques instants et parlez-lui calmement. N’évoquez pas la crise de manière directe : l’amnésie est un symptôme récurrent des terreurs nocturnes. En parler susciterait l’incompréhension et la peur chez le sujet concerné. 

Nous espérons que ces quelques conseils vous permettront de comprendre et d’aider au mieux les personnes sujettes à des crises de terreur nocturne.